Cyclone : les 7 tests à faire sur votre informatique avant décembre

· 4 min de lecture · SOVALYX Technologies

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À Maurice, la saison cyclonique court de novembre à avril : alertes de classe III ou IV, coupures électriques, télécoms perturbées. La seule façon de savoir si votre informatique y survivra est de la tester avant — voici les 7 tests à réaliser d'ici décembre, du plus simple au plus complet.

Pourquoi tester avant décembre, pas pendant l'alerte

Chaque été austral apporte son lot d'alertes cycloniques, de coupures de courant et de liaisons télécoms dégradées. Un plan de reprise d'activité (PRA) que l'on découvre pendant une alerte de classe III est un plan qui échoue : les équipes sont chez elles, les fournisseurs sont saturés, et chaque improvisation coûte des heures — or une heure d'arrêt a un prix. En octobre-novembre, à l'inverse, la météo est calme, les équipes sont disponibles et il reste du temps pour corriger ce que les tests révèlent. Désignez un responsable pour chaque test, bloquez une demi-journée par exercice au calendrier et prévenez les utilisateurs concernés : un test annoncé et encadré ne perturbe pas l'activité, il la protège.

Les 7 tests, du plus simple au plus complet

1. Restaurer réellement une sauvegarde

Une sauvegarde n'existe que lorsqu'elle a été restaurée. Choisissez un serveur ou une base représentative, restaurez sur un environnement isolé, chronométrez, vérifiez l'intégrité des données. Si vos sauvegardes ne vivent que sur site, ce test doit vous inquiéter : un cyclone est un sinistre de site. (Sur les copies inaltérables, voir notre article ransomware et sauvegardes.)

2. Vérifier la sauvegarde hors site

Un cyclone apporte inondations, toitures endommagées et coupures longues. Une copie de vos données doit exister hors de votre bâtiment — autre site ou cloud — et être restaurable de façon indépendante. La règle classique du 3-2-1 reste un bon repère : trois copies des données, sur deux supports différents, dont une hors site.

3. Basculer vers le site de secours

Si vous disposez d'un site ou d'une infrastructure de secours, réalisez une bascule réelle d'au moins un service critique. Pas un exercice sur papier : une vraie bascule, avec des utilisateurs qui confirment pouvoir travailler. Profitez-en pour vérifier que la procédure de retour à la normale est, elle aussi, documentée.

4. Mesurer le RTO réel

Chronométrez la reprise complète : détection, décision, bascule, vérification. Le chiffre obtenu est votre RTO réel — comparez-le à ce que la direction croit. L'écart est généralement instructif.

5. Tester l'autonomie électrique

Onduleurs : combien de minutes réelles tiennent-ils ? Générateur : démarre-t-il en charge ? Y a-t-il du carburant ? Qui sait le lancer un dimanche ? N'oubliez pas la climatisation de la salle serveur : sans elle, l'autonomie électrique ne protège rien très longtemps.

6. Dérouler la chaîne d'alerte et l'astreinte

Simulez un incident hors heures ouvrées : qui est prévenu, par quel canal, en combien de temps ? Les numéros sont-ils à jour ? Si tout repose sur une seule personne, vous avez un point de défaillance unique.

7. Travailler une heure en mode dégradé

Coupez volontairement l'accès à un service critique pendant une heure et observez : existe-t-il des procédures papier ? La documentation est-elle accessible hors ligne ? Comment l'équipe communique-t-elle si la téléphonie IP tombe ? (Ce test couvre aussi le scénario de la connectivité internationale — voir le plan B en cas de câble sous-marin coupé.)

Ce qu'un premier test révèle presque toujours

Une documentation obsolète, des dépendances oubliées, des mots de passe dans la tête d'une seule personne, un RTO réel très supérieur au RTO supposé. C'est normal : l'objectif du test est précisément de découvrir ces écarts en octobre plutôt qu'en janvier. C'est aussi l'intérêt d'une supervision et d'une astreinte sous SLA telles que les opère SOVALYX : quelqu'un regarde, même un 25 décembre. Documentez chaque écart constaté, corrigez, puis rejouez le test : c'est la répétition qui transforme un plan en réflexe.

Récapitulatif : votre plan de tests avant la saison

TestQuestion à laquelle il répondQuand
1. Restauration de sauvegardePeut-on récupérer les données ?Octobre, puis chaque trimestre
2. Sauvegarde hors siteSurvit-on à un sinistre de site ?Octobre
3. Bascule vers le secoursLe PRA fonctionne-t-il vraiment ?Novembre
4. RTO mesuréCombien de temps d'arrêt réel ?Novembre
5. Autonomie électriqueTient-on une coupure longue ?Octobre-novembre
6. Chaîne d'alerteL'astreinte répond-elle la nuit ?Novembre
7. Mode dégradéPeut-on travailler sans le système ?Novembre

Sept tests, deux mois. Si un seul échoue, mieux vaut le savoir maintenant — parlez-en à un spécialiste avant les premières alertes.

Comment SOVALYX peut vous aider

Si un seul de ces sept tests vous inquiète, SOVALYX peut commencer par un diagnostic de votre infrastructure pour identifier ce qui ne survivrait pas à un sinistre de site. Notre cloud privé hébergé à Maurice sert de site de secours avec un PRA automatisé, dont la bascule est réellement testée avec vous — RTO chronométré, compte rendu écrit — avant chaque saison cyclonique. Et pendant l'alerte, la supervision 24/7 sous SLA garantit que quelqu'un regarde et déclenche l'astreinte, même un dimanche de décembre.

Parler PRA avec un ingénieur

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